Vous avez trouvé votre maison. Vous avez négocié votre hypothèque. Puis, au moment de finaliser le financement, une autre question peut arriver : « Voulez-vous assurer votre prêt? »
Avant de choisir une protection, une question mérite d’être posée : Qu’est-ce que vous souhaitez réellement protéger : votre prêt, votre maison… ou votre famille?
PRENDRE RENDEZ-VOUSSupposons qu’un conjoint décède.
Le solde hypothécaire demeure important, évidemment.
La famille vient probablement également de perdre un revenu.
L’épicerie continue. Les taxes continuent. Les dépenses des enfants continuent. Les frais de garde, les études et les autres projets familiaux ne disparaissent pas avec l’hypothèque.
Mais protéger une famille ne se résume pas nécessairement à rembourser son hypothèque.
C’est pourquoi nous préférons regarder votre situation financière dans son ensemble.
Une assurance liée au prêt est conçue autour d’une dette et d’un contrat collectif dont le créancier est généralement le titulaire.
Une assurance individuelle est plutôt conçue autour de la personne assurée et de ses besoins. Elle permet notamment de déterminer le montant de protection approprié et, selon le contrat, de désigner le ou les bénéficiaires.
C’est une différence fondamentale : voulons-nous d’abord assurer une dette au bénéfice du créancier, ou créer une protection financière au bénéfice des personnes que vous souhaitez protéger?
Lorsqu’une prestation d’assurance individuelle est versée au bénéficiaire désigné, celui-ci dispose généralement d’une liberté beaucoup plus grande quant à son utilisation.
Cette liberté peut devenir extrêmement importante au décès d’un parent. Une succession, particulièrement lorsqu’elle implique des enfants mineurs ou lorsqu’aucun testament n’a été préparé, peut soulever des enjeux juridiques et financiers imprévus.
Verser automatiquement toute la protection au remboursement d’un créancier peut priver la famille de liquidités dont elle aurait besoin immédiatement pour faire face à ces autres obligations.
Lorsqu’un parent décède sans testament, le conjoint survivant n’hérite pas nécessairement de la totalité — et, dans certaines unions de fait, il peut même ne rien hériter de la succession.
Selon le statut conjugal, une part importante — voire la totalité — de la succession peut revenir directement aux enfants.
Lorsque ces enfants sont mineurs, les biens dont ils héritent leur appartiennent. Leur patrimoine doit être administré dans leur intérêt et, lorsqu’il dépasse 40 000 $, des mécanismes particuliers de surveillance de la tutelle s’appliquent.
Une partie de la valeur familiale peut désormais appartenir juridiquement aux enfants alors que le conjoint survivant doit continuer, avec un revenu familial réduit, à assumer l’hypothèque, les taxes, l’entretien de la propriété et les autres dépenses courantes.
Si les liquidités disponibles sont insuffisantes, le conjoint survivant pourrait devoir envisager de vendre la propriété, parfois à un moment financièrement défavorable ou dans un marché immobilier qui ne lui est pas favorable.
Une hypothèque peut changer plusieurs fois au cours d’une vie. Vous pourriez renouveler avec une autre institution, refinancer votre propriété ou acheter une nouvelle maison.
Selon la protection choisie, ces changements peuvent avoir différentes conséquences.
La protection est-elle liée au prêt actuel ou peut-elle continuer indépendamment du prêteur?
Au fil des années, votre solde hypothécaire devrait normalement diminuer. Mais votre besoin financier ne suit pas nécessairement exactement la même trajectoire.
Votre revenu peut augmenter. Vous pouvez avoir des enfants. Vos projets peuvent changer. Vous pouvez accumuler des actifs. Ou de nouvelles obligations peuvent apparaître.
De combien votre famille aurait-elle réellement besoin si votre revenu disparaissait demain?
Vous pourriez être toujours bien vivant, mais incapable de travailler. Dans ce cas, l’hypothèque demeure.
Le véritable problème devient alors le revenu qui permet d’effectuer les paiements.
Une protection invalidité individuelle peut donc être pertinente dans une stratégie hypothécaire.
Une maladie sérieuse peut également modifier complètement les priorités d’une famille.
Si une prestation de maladies graves devient disponible selon les conditions d’un contrat, rembourser l’hypothèque pourrait être une possibilité. Mais est-ce nécessairement la première chose que vous voudriez faire?
Vous pourriez plutôt avoir besoin de liquidités pour réduire votre travail ou celui de votre conjoint, payer certaines dépenses imprévues, obtenir de l’aide à domicile ou simplement préserver votre épargne pendant votre rétablissement.
Les processus de souscription, les questions médicales, l’admissibilité et l’évaluation d’une réclamation peuvent différer selon le produit et l’assureur.
Nous éviterons donc les raccourcis du genre : « Cette assurance paie toujours » ou « celle-là ne paie pas ».
Un contrat mérite d’être compris avant le jour où vous aurez besoin de vous en servir.
Une protection moins chère n’est pas automatiquement meilleure. Une protection plus chère ne l’est pas automatiquement non plus.
Nous voulons comparer ce que chaque solution offre réellement : durée, montant assuré, garanties, exclusions, limitations, renouvellement, propriété du contrat et flexibilité.
Nous ne comparons pas seulement des primes. Nous comparons ce que ces primes achètent.
Le rôle premier d’un créancier est de vous accorder et d’administrer du crédit.
Notre rôle est de nous assurer que vous comprenez ce qu’on vous propose avant de prendre une décision.
Une solution individuelle est plus appropriée et nous vous expliquerons les raisons.
Il n’y a pas nécessairement de mauvais produit. Il y a surtout des produits utilisés pour les mauvaises situations.
Nous commençons donc par votre famille, votre hypothèque, vos revenus, vos autres dettes, vos protections actuelles, votre épargne et vos projets.
Ensuite seulement, nous parlons du produit.
Une hypothèque peut vous accompagner pendant vingt, vingt-cinq ou trente ans. La décision prise en quelques minutes au moment du financement mérite donc parfois une réflexion supplémentaire.
N’assurez pas simplement votre hypothèque. Protégez votre stratégie familiale.
Nous pouvons examiner ce que votre créancier vous propose, le comparer aux autres solutions disponibles et vous expliquer les différences dans un langage clair.
Vous déciderez ensuite en connaissance de cause.
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